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Strass, paillettes et politique

REVUE DE PRESSE « 32ème cérémonie des césars »

Au mois de Février, le gratin du cinéma français s’est réuni au théâtre du Châtelet pour remettre les célèbres récompenses. Comme toute édition qui se respecte, celle de 2007 n’a pas échappée aux revendications des intermittents. Cette année, c’est la réalisatrice Pascal Ferran césar du meilleur film pour Lady Chatterley, qui incarne ce combat.Qu’a retenu la presse française de cette soirée du 24 février 2007, animée par la surprenante Valérie Lemercier ? Entre politique, crise du cinéma et triomphe du film Lady Chatterley, la cérémonie suscite encore, 32 ans après sa création, bien des commentaires. Morceaux choisis.

La fête du cinéma

Les paillettes, la fête, le palmarès, le 1er magazine cinéma en France Première, qualifie cette soirée de « réussite totale ». Ici, Les césars c’est avant tout la fête du cinéma. Les analyses de films, les temps forts de la cérémonie passent avant toute analyse politique. Le magazine salue la victoire de Pascal Ferran et la récompense d’un vrai film d’auteur, mais son discours alarmant sur l’état de la production française est à peine évoqué. Répondant aux attentes de leur lectorat, l’article est un compte rendu précis de la cérémonie. Une presse spécialisée qui tient ses engagements et fête comme il se doit la grand-messe du 7ème art.

Du cinéma à la politique avec l’alibi Chatterley

Pascal Ferran, réalisatrice en colèrePas de doute, Pascal Ferran a marqué cette 32ème cérémonie en incarnant le combat des intermittents du spectacle et la difficulté du cinéma indépendant. Nos journaux lui concèdent une large place dans leur colonne.

L’Express donne le ton et dénonce cette image d’autocélébration qui colle aux Césars. Une autocélébration « perturbée » ces dernières années par les revendications des intermittents.

Entre strass et paillettes il est un événement ou plutôt un personnage qui a retenu l’attention de la presse. Pascal Ferran ou « l’alibi Chatterley » selon les cahiers du cinéma. Après l’euphorie, le magazine s’autorise « le ronchonnement ». La réalisatrice de Lady Chatterley mise à part, il n’y pas eu de place au « cinéma exigeant » pour la rédaction. Pour eux, les césars se sont déculpabilisés en votant pour ce film confidentiel réalisé « dans la douleur ». La notion de « vote utile » évoqué bien ironiquement en cette période électorale, dénonce cet « alibi en or » pour les businessmen du cinéma. Le combat de David contre Goliath, celui du cinéma exigeant contre le formatage qui pèse sur la création.

Même ton adopté dans l’article de Libération qui offre au lecteur un portrait de la réalisatrice. Un portrait très politique « tapant » sur le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres qui, une fois de plus a eu quelques sueurs froides durant la soirée. Un ministre qui, selon le journal, a superbement ignoré le discours de Pascal Ferran. L’article retrace les nombreuses difficultés qu’a rencontré la réalisatrice pour monter son film. Mais l’artiste est aussi interrogé sur ses idées politiques. On apprend que sa mère est une « intellectuelle de gauche » et l’on découvre sans surprise qu’elle « fera barrage à Nicolas Sarkozy ». A défaut d’ « alibi Chatterley » pour défendre le cinéma indépendant, Libération livre ici un « alibi Ferran » et expose ses propres idées politiques.

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Pour le Nouvel Observateur, c’est la déception. Le film Indigènes repart bredouille. Une déception bien compréhensible quand on sait que le journal avait largement défendu le film dans ses colonnes. Il souligne également la récompense du documentaire de Karl Zéro « Dans la peau de Jacques Chirac » et insiste, à travers le discours de Pascal Ferran, sur le statut des intermittents. Le côté festif passe en second plan, les tribulations de Valérie Lemercier étant évoquées en quelques lignes en toute fin d’article.

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Alors les césars fête du cinéma ou débat politique ? Pour la presse française, l’un ne va pas sans l’autre surtout dans les journaux dits d’opinions. La tendance générale est de mettre en avant la dimension politique. Un traitement qui offre au lecteur un terrain de réflexion sur le 7ème art dépassant les simples considérations artistiques. La presse française est encore une presse d’opinion alimentant le débat et la discussion. Il faut, à mon avis, s’en féliciter. (Et comme dirait un autre César célèbre : Alea jacta est…)

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Strass, paillettes et politique dans Revue de presse xslide2 ML.


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