salade niçoise


Et si on s’faisait une toile?

Je sais pas vous mais personnellement le terme « cinéphile » m’a toujours un peu refroidi! Sur ce blog, pas de dossier sur les héritiers de la nouvelle vague, pas de critiques dithyrambiques sur la dernière production israélo-vietnamienne vu par trois personnes tout au plus… Laissons tout ça au cahier du cinéma il s’en charge très bien! Non sur ce blog juste les coups de coeur, les coups de gueule et les réflexions d’une étudiante de la Rochelle sur « cette machine à refaire la vie ». Vous l’aurez compris ce blog n’a pas d’autres ambitions que l’échange et la distraction, alors laissez vos commentaires!

ML. 


La vie des autres…

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Difficile de ne pas faire demi tour lorsque la gentille dame qui vend les tickets vous annonce comme ça de but en blanc « C’est un film allemand en version originale sous titrée qui dure 2h20″. Ok alors on prend son courage à deux mains et on y va (même pas peur) et on se dit que les nombreuses récompenses de cette production allemande sont sûrement méritées…et que, pour une fois, on va suivre les conseils de Télérama. Et je dois avouer que le réalisateur, Florian Henckel Von Donnersmarck, (un bon point à celui qui prononce son nom sans bafouiller), a tenu son pari. Mais quel pari me direz-vous? Et bien celui de rendre compte avec exactitude de l’ambiguïté des sentiments humains.

L’ Allemagne de l’est au début des années 80, Georges Dreyman auteur à succès et sa compagne, font parti de l’élite intellectuelle de l’État communiste. Jusqu’au jour ou Wiesler, membre de la stasie, a pour mission de l’observer. La traque commence pour débusquer dans le quotidien du couple une preuve de leur opposition au régime. Mais l’enquête se transforme rapidement en fascination. L’agent secret tombe dans une complète admiration et falsifie alors les rapports qu’il doit rendre à son supérieur. Et c’est la toute la force du film qui fait d’un agent froidement intègre de la stasie, un homme attachant que l’on se surprend à aimer de plus en plus. Tiraillé entre haine et admiration, entre émotion et colère, le spectateur sort de la séance l’estomac noué. Un malaise reflétant notre propre ambiguïté, notre propre vie où le manichéisme n’a pas sa place. Capable du meilleur comme du pire, c’est notre lot quotidien. Et le réalisateur allemand nous renvoit notre image en pleine figure…

Ce film ne vous arrachera pas une larme mais vous prendra aux tripes. C’est, à mon avis, ici que réside la différence entre un bon film et un grand moment de cinèma. Alors un conseil, n’hésitez pas une seconde lorsque la dame qui vend les tickets vous annoncera comme ça de but en blanc « C’est une film allemand en version originale sous titrée d’une durée de 2h20″. Vous comprendrez alors que pour vivre pleinement sa vie, il faut d’abord comprendre celle des autres…

ML. 


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